Les métiers de la santé qui touchent au sport sont en forte demande en Guyane. De la boxe à la danse en passant par le fitness, les citoyens cherchent des moyens de rester en forme. Dans un effort pour contrecarrer ce vide, une nouvelle session de formation BPJEPS Activités de la Forme va bientôt débuter, avec comme objectif de former les futurs éducateurs sportifs de la région.

 

Les tests de sélection auront lieu le 18 et 19 septembre

Un diminutif pour le Brevet Professionnel de la Jeunesse, de l’Education Populaire et du Sport, le BPJEPS est un diplôme destiné à ceux qui cherchent à faire carrière dans le coaching. Maître Maxime Florimond, directeur de l’OFA Guyane, où la nouvelle session de formation sera réalisé, prévoit une session de quinze participants cette fois-ci. Maxime Florimond explique :

 

« Les formations sont de haute qualité pédagogique et formées pour répondre aux besoins des salles de sports. Elles sont destinées à ceux qui souhaitent travailler dans les salles de remise en forme, dans les salles de fitness, pour des associations, pour des cours collectifs en haltérophilie, musculation… »

 

Rencontre avec des stagiaires motivés

Parmi les candidats potentiels pour cette formation, Gidéon, un sportif de 25 ans passionné par le fitness et la danse acrobatique, cherche à se professionnaliser pour exercer une activité en tant que coach.

De son côté, Cleia, 28 ans, se dirige dans la même voie. Après une carrière dans le commerce et une reconversion suite à sa grossesse, elle s’est orientée vers le fitness et la musculation : « il y a un vrai avenir, on peut soi-même faire son salaire, gérer son emploi du temps, » confie-t-elle.

 

Pas que du sport

Le BPJEPS ne se limite pas seulement à l’aspect physique du sport, mais couvre aussi l’aspect éducatif et administratif du métier. « Il faut aussi avoir un projet professionnel pour être coach, éducateur sportif…. Les stagiaires que nous avons, ont, souvent, déjà un public qui les suit sur les réseaux sociaux,” ajoute le directeur de l’OFA.

 

Un vivier inexploité

Selon Maxime Florimond, « beaucoup de personnes qui travaillent de manière informelle sans diplôme, se forment avec des vidéos sur internet et qui sont finalement très peu documentées. » Le but de cette session de formation est donc de réguler ces pratiques et de transformer ces animateurs indépendants en professionnels du sport.

 

Les perspectives semblent donc prometteuses pour les candidats qui auront l’opportunité d’intégrer cette formation de niveau bac. Plaçant Guyane comme un exemple à suivre en matière de formations sportives, la nouvelle session du BPJEPS s’avère être une véritable avancée dans l’implantation de professionnels du sport formés sur l’île.